jeudi 17 mars 2011

BAMOUGOUM:SITUATION

Kongso-Bamougoum
Administration
PaysDrapeau : Cameroun Cameroun
ProvinceOuest
DépartementMifi
Géographie
Coordonnées5° 28′ 00″ Nord
       10° 20′ 00″ Est
Altitude1,400 m m
Superficie9 300 ha = 93 km2
Démographie
Population42.535 1 ha
LES ORIGINES DE BAMOUGOUM

À l'origine, quatre frères se sont partagés le terrain de quatre groupements de l'ancien département de la Mifi et de la Menoua : BamékaBansoaBamendjou et Bamougoum.

Ils étaient d'une famille faisant partie de la dernière des 5 vagues d'immigration des populations Bamilékés chassées par les Bamouns eux-mêmes poussés par les Tikars vers le xviie siècle (et en provenance des plateaux d'Adamaoua).

Face à l'insuffisance des terres cultivables et de terrains de chasse dans leur région d'origine, les quatre frères quittèrent leurs parents et vinrent s'installer sur l'emplacement actuel de Baméka où ils vécurent ensemble pendant quelques années avant de se séparer à cause des conflits qui les opposaient régulièrement.
  • Le premier alla s'installer au Sud-Ouest et fonda le village Bamendjou.
  • Le second resta sur place et fonda le village Baméka.
  • Le troisième alla fonder au Nord le village Bamougoum.
  • Le quatrième se retira au Nord-Ouest pour fonder le village Bansoa

     LA LINGUISTIQUE

    Ils parlent le "Nguemba" ou "Ngemba" ce qui veut dire "je dis que eh ..."
    • Le "Ngemba" est une langue Bamiléké issue du Ghomálá' et parlée dans 5 villages : Bameka, Bamendjou, Bamougoun, Bansoa etBafounda.

    Les appellations des villages mentionnés viennent des noms que les parents de ces enfants leur donnèrent du fait de certains traits caractéristiques de leurs comportements, ou de leur statut dans la famille.

    • C'est ainsi que le premier né, qui était un enfant naturel, ne devrait pas être bien accepté par son père adoptif, chef de famille. Chaque fois qu'il commettait une bêtise, le père s'exclamait : "JÔ MU'NDJWO WA LET LA'LA" ce qui veut dire "voici un petit malheur qui me colle à la peau". Ses frères prirent donc l'habitude de l'appeler "MU'NDJWO", "petit malheur". De là vint le nom du village qu'il fonda plus tard et qui est aujourd'hui appelé Bamendjou.
    • Le second (premier né du couple) aimait beaucoup pouponner son petit frère. Ce faisant il le serait tellement fort contre lui que leur maman s'exclama un jour : "MANA'H NKATCHE MÈ TA CHIA", c’est-à-dire "cet enfant étreint trop le bébé". Dès lors ses frères l'appelèrent "MU NKATCHE" (diminutif de MU-NKA), ce qui donna le nom "MU-NKA" au village qu'il fonda plus tard aujourd'hui appelé Baméka.
    • Le troisième était gentil et serviable, qualités qui lui valaient d'avoir toujours un peu plus que les autres et d'être par conséquent rassasié. Un jour sa maman s'en émut et dit : "MANA'H NKWONG NGOUGOUM NE TSIT TA TCHIA" ce qui veut dire : "cet enfant aime faire le malin pour être rassasié". On l'appela dès lors "MU-NGOUGOUM", "petit malin" d'où vint le nom MU-NGOUM du village qu'il fonda plus tard aujourd'hui appelé Bamougoun.
    • Le quatrième très querelleur, était souvent source de confits et de tension entre ses frères .Un jour ses parents l'appelèrent et lui intimèrent cet ordre : " TCHO YI SATCHE PEUMEMA POH", ne sème plus la discorde entre tes frères. De "NE SATCHE" = désunir viendra le nom "SSA" qu'on donna à cet enfant qui fonda plus tard le village le village "NSAAH" aujourd'hui appelé Bansoa.

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